L’écriture, et ses différentes formes, comme la création d’institutions, l’administration, l’art ou l’enseignement, prolongent les rencontres, le temps partagé, plus efficaces mais aussi trop brefs. Voilà pour les plus curieux de ma blogosphère un texte qu’on pourra lire dans Le Désert temps, « manifeste pour des temps incertains », volume consacré à la Logique.

J’ai hésité un moment à devenir journaliste, et suivi quelques temps une école privée. J’en retiens surtout un excellent cours sur la Polémologie. Mais voilà, avant d’en arriver à vendre des éditoriaux influents et réellement personnels, on m’aurait sans doute contraint à des tâches qui m’auraient peu convenu. D’ailleurs, j’ai assuré un mi-temps de journalisme un an, pour l’évêché de Créteil, avec beaucoup de scrupule et d’intérêt, mais sans réelle liberté.

Mais le journalisme, c’est-à-dire la tenue régulière d’un journal de réflexion est bien au cœur du projet de ce manifeste-ci, consacré à l’histoire, au patrimoine, à l’exploration de nos racines et de leurs pousses les plus récentes. Pour les curieux cela reprend un peu le schème du rhizome imaginé par Gilles Deleuze et Félix Guattari, schème dont nous voyons des effets sur les théories du réseau antihiérarchique.

Le Brexit, l’élection de Donald Trump, sont les signes les plus tangibles que l’occident entre dans une logique nouvelle, radicalement nouvelle ; un déploiement majeur bien qu’illisible de valeurs nouvelles, nées d’une implosion et non d’une réforme, un déploiement renforcé plus qu’initié par des peuples qui utilisent la démocratie comme une arme à fragmentation contre tout ce qui bouge ou plutôt contre ce qui ne bouge plus du tout : le système et ses représentants actifs.

Il est très difficile, peut être même dangereux (d’un point de vue strictement philosophique et non politique) d’analyser des comportements de masse, surtout quand ils sont comme ici de peu majoritaires, très clivants et largement discutés dans la presse.

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